Comprendre et maîtriser ses émotions, toute une histoire chez le jeune enfant

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Quel que soit notre âge, gérer un flux débordant d’émotions peut vite être un exercice délicat. Pour les tout-petits, une telle maîtrise est une tâche tout simplement impossible sans l’aide et le regard bienveillant d’un adulte. Les progrès saisissants des premières années dans l’acquisition du langage ne changent guère la donne. Parce que l’enfant ne saura pas exprimer autrement la forte émotion qui l’envahit, il se mettra vite à pleurer, à adopter une attitude renfermée ou à se montrer irritable face à ce qu’il ne comprend pas. Colère, confusion, frustration, peur, tristesse, etc., les raisons pourront en être multiples.

La réponse de l’adulte, elle, se devra d’être autant que possible identique pour accompagner l’enfant au mieux.

Des émotions débordantes ?

Si un tout-petit vit des émotions négatives, le plus important est d’abord de le rassurer, d’être à l’écoute et de mettre surtout des mots sur ce qu’il traverse. Un enfant se surprend en effet souvent de ses propres réactions, de même que se montre intrigué face à une autre colère que la sienne. Mais aussi de ne pas nier ou minimiser sa détresse en parvenant trop vite à la conclusion qu’il s’agit là d’une attitude de bébé ou d’un quelconque caprice pour avoir votre attention. La tâche n’est pas toujours facile et encore plus en public face au regard des autres. Les colères font partie du développement normal d’un enfant, il faut l’accepter.

Canaliser ses émotions : La boîte à outils du jeune parent

Sans pour autant tout admettre, et notamment le fait que les pleurs deviennent pour l’enfant une simple fin en soi, l’aider à gérer ses émotions va donc consister à lui fournir les bons moyens pour apprendre à les canaliser et en aucun cas à les réprimer. Un enfant a le droit, comme tout un chacun, d’être fâché, triste ou autre, et de se libérer de ses tensions ! En nommant et en reconnaissant l’émotion subie, l’adulte peut donner de l’importance à ce que vit l’enfant et lui permettre ainsi, avec la répétition des situations, de prendre confiance en lui et envers les autres. Un enfant entendu et compris passera toujours plus rapidement à autre chose, alors que celui se sentant incompris arrivera difficilement à traverser son émotion.

Dans cet accompagnement, de nombreuses actions concrètes peuvent être ainsi menées par l’adulte. Ne pas cacher ses propres états émotionnels par exemple – les enfants sont de vraies « éponges » qui ressentent tout – mais les expliquer par des mots toujours adaptés. Mettre en place des exercices simples de respiration avec l’image par exemple d’une bougie sur laquelle on souffle très fort. Faire un parallèle avec les sentiments traversés par les héros préférés de ses histoires pour l’aider à mieux comprendre les siens. Proposer régulièrement des jeux de transvasement ou de manipulation, véritables remèdes antistress pour nos tout-petits…

D’une façon générale, tout effet de surprise trop prononcé sera à éviter pour eux. Même si cela part d’un bon sentiment, cela pourrait en effet générer chez l’enfant, en manque soudain de repères familiers, une grande inquiétude. Contrairement aux adultes qui peuvent l’apprécier, le suspense n’est tout simplement pas de mise pour nos tout-petits !

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